Poésie et luxe se conjuguent au pluriel dans ce bijou d'architecture de la grande époque qui sert d'écrin à la cuisine du chef Kim De Dood. Les maîtres d'hôtel en livrée de notre époque prennent grand soin de leurs hôtes et des préparations gourmandes. La distillation de notes typiquement luxembourgeoises est souvent réussie comme avec cet amuse-bouche qui réinterprète la Bouneschlupp (soupe de haricots et saucisse) ou le Paschtéitchen, ce vol-au-vent uniquement aux ris de veau avec cette sauce profonde. Un concassé de tomates et rendang nous a conquis tandis que le canard maturé et relevé d’une sauce curry très addictive était un plat de très haut vol offrant une combinaison parfaite. Quant aux desserts, ils étaient pour chacun un miracle de finesse et d’équilibre. Un départ en trombe pour cet établissement qui obtient le titre de Découverte de l’Année.